Sous quelles conditions doit-on procéder au suicide assisté en Suisse ?

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SOUS QUELLES CONDITIONS DOIT-ON PROCÉDER AU SUICIDE ASSISTÉ EN SUISSE ?
SOUS QUELLES CONDITIONS DOIT-ON PROCÉDER AU SUICIDE ASSISTÉ EN SUISSE ?
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Le débat autour du sujet du suicide assisté reste encore d’actualité, même de nos jours, dans l’ensemble des pays d’Europe. En suisse, de très nombreuses personnes y font encore recours, afin de se préparer une mort plus digne.

La mort médicalement assistée n’est disponible que dans certains pays d’Europe actuellement, et on note encore de nombreuses séparations entre les différents experts, ceux qui sont pour, et ceux qui sont contre cette forme de choix de mourir.

Quels sont les arguments qui soutiennent la mort médicalement assistée ?

Un grand nombre de personnes soutien le suicide assisté, et généralement les arguments mis en avant concernent le fait de trouver la mort dans la dignité, le fait de voir alléger les douleurs physiques et mentales souvent insupportables à un âge avancé. Malgré la maladie et les difficultés liées aux personnes âgées, ces défenseurs du suicide assisté soutiennent que des personnes ressentent à un certain moment un besoin réel de mourir et de quitter ce monde dans la dignité, sans souffrir et voir souffrir leurs proches.

Les arguments avancés pour soutenir le suicide assisté en Suisse peuvent être nombreux. Parmi les arguments les plus importants figurent la rédaction des dernières volontés, la liberté de choix, le fait de mettre fin aux souffrances, etc.

  • La rédaction des dernières volontés au bon moment :

A un âge avancé et sous certaines conditions, surtout celles qui affectent non seulement la santé physique, mais aussi la santé mentale, les malades peuvent consciemment organiser leur mort, en procédant à la rédaction des dernières volontés lorsqu’elles ressentent le besoin de mourir. A travers cette rédaction, ces personnes peuvent consciemment et librement choisir tout ce qu’il faudra pour l’organisation de leurs obsèques, comme par exemple :

  • Le type de cérémonies funéraires, si elles seront civiles ou religieuses ;
  • Les monuments funéraires à adopter, comme la plaque funéraire commémorative, les couronnes et les fleurs par exemple ;
  • S’il faudra procéder à l’inhumation ou à la crémation ;
  • Dans quel cimetière procéder aux cérémonies funéraires ;
  • Le type de cercueil à choisir ;
  • Les objets à mettre dans le cercueil (à condition que ceux-ci soient en accord avec la réglementation) ;
  • Le lieu où il faudra conserver les cendres (en cas de crémation) ;

Etc.

  • Toute personne est libre de choisir :

Tous ceux qui soutiennent le suicide assisté mentionnent aussi que dans un pays libre de droits, toute personne, et notamment ceux qui souffrent, a le droit de prendre librement ses propres décisions en ce qui concerne la qualité de sa fin de vie. Tout le monde peut décider des conditions dans lesquelles elle voudrait mourir.

  • Mettre fin aux souffrances

Sous le poids de la maladie et sous le poids de l’âge, le suicide médicalement assisté permettra de mettre fin à la souffrance endurée par ces malades. Ces souffrances sont très souvent dues à de nombreuses causes, mais elles doivent être non curables ou dégénératives. Mettre fin à ces souffrances, c’est tout simplement empêcher qu’elles ne s’aggravent.

  • Le cadre légal du suicide assisté

Les personnes qui choisissent la voie du suicide assisté devraient en effet bénéficier d’un accompagnement légal pour soutenir leurs choix, plutôt que de les laisser agir dans l’illégalité totale et les marginaliser. Les défenseurs du suicide assisté pensent qu’il faudrait établir des conditions dignes et légales pour soutenir ces personnes malades et/ou souffrantes qui souhaitent mourir dignement.

Les arguments contre le suicide assisté en Suisse ?

La vie est sacrée et tout doit être fait pour la protéger : c’est ce que soutiennent de l’autre côté tous ceux qui pensent que le suicide assisté n’a pas de raison d’être. Parmi les nombreux arguments qui vont contre le suicide assisté, on note la suffisance des soins de nos jours, une facilité économique, et bien d’autres.

  • Des soins palliatifs assez suffisants :

De nos jours, la technologie et la science sont tellement développées, et bien plus dans le monde médical et pharmaceutique. Des scientifiques ne cessent de travailler et de mettre en place de nouvelles formes de traitement, offrant à toute personne malade, et surtout aux personnes âgées, tout ce qu’il faut pour alléger de manière significative et en très peu de temps la douleur grâce aux médicaments et aux nouvelles formes de traitement. Les différents services proposés sont principalement axés sur :

  • Les formes de communication ;
  • Le soutien spirituel et psychosocial apporté aux malades et aux proches du malade pour l’aider à mieux se sentir au quotidien ;
  • La qualité des soins apportés aux malades, qui inclut le confort du malade et la qualité de vie, dans le but de leur permettre de retrouver très rapidement un état de santé optimal, en soulageant les symptômes de leurs maladies.

Une autre raison contre le suicide assisté :

  • La facilité économique :

Ceux qui sont contre le suicide assisté prônent cette raison de facilité économique, en soutenant que c’est tout simplement une solution qui permet à l’État d’éviter des dépenses en interrompant la vie des malades de manière précoce. La sécurité sociale se ferait alors tout simplement des économies.

Maintenant que nous avons vu les raisons qui soutiennent et celles qui sont contre le suicide assisté en Suisse, voyons à présent les conditions dans lesquelles il est possible de bénéficier du suicide assisté en Suisse.

Sous quelles conditions procéder au suicide assisté en Suisse 

Il faut en premier lieu rappeler qu’en Suisse, les médecins ne prennent pas en charge la démarche pour bénéficier du suicide assisté, mais certaines associations. Parmi ces associations, seules quelques-unes acceptent de traiter les dossiers des étrangers, et de nombreux critères donnent accès au suicide assisté. Voici ces conditions dans lesquelles les malades peuvent en bénéficier :

  • Les malades ne doivent pas se trouver en phase finale de la maladie ;
  • Les malades doivent pouvoir démontrer leurs capacités de discernement, elles doivent pouvoir s’administrer une dose létale, que ce soit sous forme injectable, buvable ou sous perfusion, sous l’assistance d’un professionnel.

Le profil des personnes qui font recours au suicide assisté en Suisse

En général, les personnes qui font recours au suicide assisté représentent environ 17% de la population, et ce pourcentage est évolutif au fil des années, avec un nombre de femmes plus élevé. Ce sont surtout des personnes de plus de 65 ans qui font recours au suicide assisté, dans le but de se préparer une mort digne. Sans être en phase terminale de la maladie, elles présentent des maladies dites incurables comme le cancer, les maladies du système nerveux, les maladies cardio-vasculaires, la démence, les maladies chroniques et bien d’autres morbidités.

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