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D’après le Figaro, le jardinage a déjà séduit 17 millions de Français, soit un quart des habitants de l’hexagone. Et la passion pour la botanique n’est pas prête de disparaître. Cet engouement pour les plantes s’exprime à diverses échelles. Depuis le fleurissement d’un balcon, jusqu’à l’aménagement des grands parcs et jardins, en passant par la création d’un potager et d’un petit verger.

Il existe de nombreux styles de jardinages, mais l’un des plus en vogue de nos jours est la culture des plantes exotiques : palmiers, bambous et autres plantes succulentes. Un jardin exotique vous invite à un tour du monde botanique toute l’année, quelle que soit la saison. Quoi de mieux pour s’évader et se remonter le moral les jours de grisaille ou après des semaines de travail particulièrement chargées ?

Pour vous aider à faire vos premier pas dans le choix des meilleures variétés d’arbustes d’ornement, cet article vous présente 5 plantes exotiques faciles à cultiver dans un jardin. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Trachycarpus fortunei

Premier de notre liste, le Trachycarpus fortunei. Il est aussi connu sous le nom de palmier de Chine, car il provient des contreforts de l’Himalaya. Mais les livres et les revues le présentent aussi sous le nom de palmier chanvre, car son tronc – que l’on nomme stipe – est recouvert d’un dense manteau de fibres résistantes. Dans sa région d’origine, les habitants en font de solides cordages.

Trachycarpus fortunei est un palmier très souvent planté dans les jardins en France

Le palmier de Chine est probablement l’espèce de la famille des Palmacées la plus communément cultivée dans les régions tempérées d’Europe. On retrouve des dizaines de milliers d’exemplaires presque partout en France. Seules les régions les plus froides de notre pays peuvent lui être inhospitalières. C’est le cas des massifs montagneux recouverts de neige tout au long de l’hiver.

Trachycarpus fortunei résiste à -18 °C et parfois au-delà de -20 °C. Cette rusticité permet de le cultiver depuis la Bretagne jusqu’en Alsace, en passant bien entendu par le sud-est de la France, la vallée du Rhône et la région parisienne.

La culture de Trachycarpus fortunei est facile. Et les exigences du palmier de Chine peuvent être résumées à :

  • une exposition ensoleillée ou à mi-ombre
  • une terre profonde et enrichie chaque année de matières organiques
  • un abondant arrosage une à deux fois par semaine si l’été est sec

Malheureusement, le palmier de Chine est la proie des larves du papillon palmivore (Paysandisia archon). Ce ravageur originaire d’Argentine a été malencontreusement introduit au début des années 2000. Depuis, il s’est particulièrement bien implanté le long du littoral méditerranéen. Il progresse aussi vers le nord et l’ouest, poussé par le réchauffement climatique et les importations de palmiers cultivés en Espagne et en Italie. Si vous jardinez sur le territoire de ce papillon, il faut traiter deux fois par an vos palmiers pour ne pas les voir disparaître.

Phyllostachys sulphurea

Le bambou géant jaune appartient aux graminées, comme le blé ou le riz. Mais il s’agit d’une herbe bien particulière, car ses feuilles sont persistantes, même en hiver. Originaire de Chine, Phyllostachys sulphurea est l’une des espèces les plus intéressantes de sa famille. À juste titre, car il s’agit d’une plante facile de culture et très ornementale.

Phyllostachys sulphurea estun bambou géant dont les tiges jaunes – que l’on nomme des chaumes – peuvent atteindre et dépasser quinze mètres de haut. Il se montre moins envahissant que les autres espèces de bambous, mais son développement en largeur le réserve pour les jardins d’assez grande surface. Pour recevoir un bosquet de bambous géants, mieux vaut prévoir 25 mètres carrés au strict minimum. Puis débuter la création de votre bambousaie en plantant 3 à 5 jeunes plantes. Par la suite, il faudra contenir sa progression en couper les pousses qui apparaissent là où elles ne sont pas les bienvenues. Sans quoi, ses rhizomes poursuivront leur progression dans votre jardin. Sachez qu’en Asie, les bambous forment de véritables forêts !

Pour que votre bambou géant se développe bien, vous devez le planter dans une terre meuble et amendée en terreau. L’exposition doit être ensoleillée et il faut éviter de le placer à l’ombre de grands arbres. Les bambous apprécient l’eau, mais ne sont pas des plantes de marécage. Il faut donc que le sol soit drainant, c’est-à-dire que le substrat doit laisser l’eau d’arrosage et de pluie s’infiltrer rapidement vers les couches les plus profondes. En été lorsqu’il fait chaud et sec, prévoyez deux arrosages par semaine, surtout pour les plantations récentes. Après quelques années, vos bambous bien enracinés pourront survivre à des sécheresses de plusieurs semaines.

Dans de bonnes conditions de culture, les bambous géants peuvent résister à des hivers très froids. Des températures inférieures à -15 °C ne leur font pas peur. Par contre, le poids de la neige peut faire plier les chaumes des bambous jusqu’au sol.

Yucca rostrata

Yucca rostrata est une plante originaire du Texas et du nord-est du Mexique. Cette plante proche des agaves pousse dans des régions arides où les pluies sont rares. Planté en extérieur, Yucca rostrata est capable de s’épanouir dans un jardin sans aucun arrosage et sans la moindre ombre.

S’il est planté dans un endroit qui lui convient, Yucca rostrata se développera parfaitement. Ses feuilles deviennent bleutées et il mérite alors son nom commun de yucca bleu du Mexique. La croissance est lente chez les petites plantes, mais s’accélère chez les sujets qui ont déjà formé un stipe. Si vous êtes un jardinier pressé, nous vous conseillons de faire l’acquisition de plantes avec au moins 50 cm de stipe. Heureusement, le choix en plantes est souvent élargi chez les jardineries. Il est aussi possible de trouver de beaux yuccas proposés par des boutiques en ligne.

Yucca rostrata en floraison au Jardin zoologique de La Londe (Var)

Yucca rostrata est aussi très résistant aux températures négatives et peut survivre à -20 °C, sans que son feuillage ne soit détruit par le gel. Cette attitude remarquable en fait l’une des plantes exotiques les plus prisées des paysagistes et des jardiniers amateurs. Car avec ce yucca, il n’est pas nécessaire d’avoir la main verte ou d’avoir des connaissances en horticulture. Ne rien faire est suffisant et l’apport d’engrais n’est pas nécessaire.

Pour tout savoir sur le Yucca rostrata, consultez notre article qui lui est consacré.

Cycas revoluta

Aussi nommé cycas du Japon ou sagoutier, cette plante – dont le port est semblable à celui d’un palmier – fait partie des végétaux les plus anciens encore présents sur notre planète. Compagnons des dinosaures, les cycas ont résisté à de nombreux cataclysmes : chute de météorite, aires glaciaires,… Il n’est pas étonnant de constater la résistance de ces végétaux primitifs dans un jardin sous un climat tempéré, même en France.

Exemplaire de Cycas revoluta cultivés dans un jardin du sud-est de la France
Exemplaire de Cycas revoluta cultivés dans un jardin du sud-est de la France

Cycas revoluta est parfaitement capable de survivre en extérieur, partout où les gelées ne descendent pas sous -5 °C de façon prolongée. Son stipe peut survivre jusqu’à -10 °C. En France, il peut être cultivé sans problème dans l’ouest et le sud-est. Mais cette plante de croissance lente et de taille modérée peut être facilement protégée du froid, et les jardiniers qui veulent essayer son acclimatation peuvent la planter sous des climats plus froids.

Les cycas ont des besoins similaires à ceux des palmiers. Pour réussir leur culture, il faut les planter dans un sol drainant et leur réserver une exposition ensoleillée. Bien que Cycas revoluta soit capable de survivre à la sécheresse estivale, un à deux arrosages par semaine lui seront profitables entre juin et août. Le reste de l’année, l’eau qui provient des nuages est largement suffisante pour satisfaire ses besoins.

Aloe striatula

Aloe striatula forme un petit arbuste qui monte jusqu’à 1 mètre de haut et s’étale sur deux mètres de large. Il s’agit d’une plante grasse, que les botanistes qualifient plus précisément de plante succulente, car ces feuilles sont gorgées de sucs. La culture de cet aloès est très simple. Si l’on installe cette plante en plein soleil et dans un sol drainant qui ne retient pas l’eau, il n’a besoin d’aucun soin.

Massifs d’Aloe striatula en début de floraison

Cet aloès est l’un des plus résistants de sa fratrie. Originaire des régions montagneuses d’Afrique du Sud et du Lesotho, Aloe striatula est capable de survivre à des températures jusqu’à -10 °C. Les plantes bien établies peuvent repartir depuis leurs racines après -15 °C. Il n’est pas nécessaire de protéger cette espèce des chutes de neige. Celles-ci contribuent à maintenir ses racines hors-gel.

Pour l’introduire chez vous, une simple bouture est suffisante. Coupez un rameau de trente à quarante centimètres et plantez-le à un endroit ensoleillé. Et si possible à l’endroit le plus sec de votre jardin. Après quelques semaines dans la terre, de nombreuses racines seront produites et votre aloès reprendra sa croissance. Deux ou trois ans plus tard, il sera possible de tailler votre plante et de donner à d’autres jardiniers des lots de plantules. Ce qui ne manquera pas de faire des heureux.

Pour résumer

Que vous soyez jardinier en Bretagne, en Provence ou en Alsace, il est possible d’introduire de nombreuses plantes exotiques et de transformer votre extérieur en véritable jardin botanique. Ces plantes que nous vous avons présentées ne sont qu’un exemple. Et les jardineries et les boutiques spécialisées en proposent des milliers d’autres.

Pour obtenir d’autres informations sur la culture des plantes exotiques en extérieur, nous vous conseillons de consulter le web et de rejoindre un forum de jardiniers de votre région. Cela vous permettra aussi de nouer des contacts autour de vous et sans doute de recevoir des boutures ou de jeunes plantes. Il existe aussi des associations thématiques. Comme les Fous de palmiers qui regroupent tous les amateurs de palmiers de France et de Belgique.

Nous espérons que la lecture de cet article vous aura plu. Si c’est le cas et si vos amis apprécient le jardinage, n’hésitez pas à partager cette publication avec eux, par mail ou via les réseaux sociaux. Nous vous en remercions par avance. À bientôt.

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